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ESPACE  PEDAGOGIQUE


 

 

Visite du Centre Historique

du Monde du Travail

 

Collège de Corbeny / Association du CARHOMT

 

  

2 rue de la croix

VASSOGNE

02160

 

0323259702

 

www.outilsvassogne.fr

 

bedhomeasf@aol.com

 

                                  

               

 

             Commune de Vassogne, Communauté de Communes du Chemin des Dames

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QU’EST-CE QUE LE CENTRE HISTORIQUE DU MONDE DU TRAVAIL ?

 

Six valeurs et objectifs résument les missions de ce musée :

- Conservation et mémoire en sont les dominantes car Le centre historique du Monde du Travail, soulignons-le, est avant tout un conservatoire destiné à accueillir les archives, outils et objets du monde du travail : ouvriers, artisans, commerçants, paysans, ils sont déjà nombreux à avoir déposé leurs fonds. Cet établissement doit devenir un modèle en matière de conservation. 

 

- Exception par la poursuite de la qualité des fonds conservés et cette farouche volonté d’embrasser les métiers dans leur ensemble mais aussi être en mesure de présenter des pièces muséales exceptionnelles : une politique d’acquisition cohérente et structurée fut entamée il y a plusieurs années et doit se poursuivre. 

 

- Constance dans l’effort de proposer aux visiteurs et aux chercheurs une vision encyclopédique sur l’outil et l’objet d’art populaire. Car, outre les archives et objets du chemin des dames et de l’Aisne, c’est bien de toute la France que viennent les nombreuses pièces qui se trouvent  en réserve. C’est parce qu’il nous est possible de confronter, croiser, comparer les objets que nous sommes en mesure de documenter nos expositions.

  

- Innovation car cet établissement est aussi un espace destiné à présenter des expositions thématiques de qualité visant à montrer l’outil. Mais que signifie le montrer ? Le poser au sol dans une grange désolée par des années d’abandon. NON ! Le montrer c’est avant tout le porter en gloire et ainsi, le rendre culturel. Les réserves sont certes pleines mais le musée fut conçu vide. 

 

- Exigence dans la tenue de la structure : tenue des salles mais aussi tenue dans la communication. Les codes couleur, la finition, le souci du détail compenseront sa petite taille. 

 

- Détermination dans la poursuite du programme culturel et scientifique défini mais aussi dans la réalisation des projets d’extension de l’espace muséographique et de conservation.

 

VOUS AVEZ DIT SCIE MUSICALE ?

 

Avec la scie égoïne, à ruban, à bûches, à métaux, avec le passe-partout, qu’on contourne, greffe, chantourne, refende ou tronçonne, qu’on soit bûcheron, menuisier, charpentier, carrier, tailleur de pierre, marbrier ou même boucher, le travail du scieur est toujours fondé sur la répétition d’un geste.

 On a pris peu à peu l’habitude de nommer « scie » une formule plus ou moins cocasse ou absurde qu’on répète à chaque instant pour faire rire (ou exaspérer !) quelqu’un.

 Dans le domaine musical, une scie est un air connu de tous, que chacun fredonne, parfois sans en savoir le titre.

Si nous avons ces mélodies en tête et si elles ont franchi les siècles (parfois jusqu’à nos sonneries de téléphones !), c’est souvent parce qu’elles sont des œuvres universelles de grands compositeurs. 

Alors ne boudons pas notre plaisir et suspendons quelques unes de ces « scies » interprétées par « Lame Sonore ».

Selon la légende, des bûcherons auraient transformé leur outil de travail en instrument de musique pour égayer leurs longues veillées hivernales. 

A la lame d’acier, on adjoint un archet de violoncelle. On cale le manche de la scie entre les genoux et on fait courber la lame d’une main. 

De l’autre, on passe l’archet contre la lame. Plus celle-ci est courbée, plus les sons sont aigus. 

Les artistes de music-hall, de cirque, ont popularisé l’instrument, mais les lamistes ou joueurs de scie musicale abordent aussi bien le répertoire classique et contemporain que le jazz, l’accompagnement de chanteurs francophones ou anglophones, sans oublier la musique asiatique. 

Le saviez-vous ? Marlène Dietrich jouait de cet instrument et le célèbre violoniste Yehudi Menuhin était un fervent admirateur d’Emmanuel Brun, un des plus grands compositeurs-interprètes français actuels de lame sonore.

 

 

·      Tu peux dessiner la scie de ton choix ci-dessus.

 


LA COLLECTION / LE COLLECTIONNEUR

 

QU’EST-CE QU’UN COLLECTIONNEUR ?

 

Jean Paul Van Der Linden est né le 19 janvier 1953 à Châlons-sur-Marne. Suite au décès de son père, il est placé ainsi que ses deux frères et sa sœur dans des familles d’accueil dans le vignoble champenois. Jean-Paul est un enfant studieux et appliqué. Dès l’obtention de son BEPC, il poursuit ses études au lycée Roosevelt de Reims. Le jour de ses 17 ans, il décide de s’engager à titre provisoire dans l’armée (402 RA à Laon). Il obtient la résiliation de son contrat en septembre 1972. Il trouve très rapidement un emploi à la sucrerie de Guignicourt où il fera toute sa carrière jusqu’à la découverte de sa maladie en septembre 2007. Marié en 1973, il aura deux fils : Stéphane en 1974 et jérôme en 1976.

 

Sa passion pour les objets anciens lui est venue bien avant son mariage. Il possédait déjà des lampes tempêtes, des lampes au carbure et de nombreux autres objets. Très rapidement, il se met en quête d’accroître les fragments de collection déjà constitués.

Il fréquentait avec son épouse les « halles du Boulingrin » les jours de brocante et se levait avant l’aube pour aller chiner. Chiner, certes, mais aussi se documenter : il achetait beaucoup de livres et aimait connaître l’histoire des objets et de leurs possesseurs.

« Une année, nous sommes rentrés d’Auvergne avec deux araires et un joug de bœuf sur le toit de la voiture, objets qu’il avait achetés à un paysan dans l’optique de les sauver. Je soupçonne que nos destinations de vacances étaient choisies en fonction de ce qu’il allait pouvoir trouver d’insolite ». Il a exposé ses outils et objets à Condé sur Suippe (cf. doc. ci-contre) et à Chaudardes.

Pédagogue, il aimait éveiller la curiosité des enfants pour les objets.

 

 

Jean-Paul Van Der Linden sur une brocante au Luxembourg (phot. Famille Van Der Linden)

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A LA RECHERCHE DES OBJETS

LE LUMINAIRE

 1. Petite lanterne à suspendre (alcool), Aisne, fer blanc, laiton et verre, XXème siècle. 

3. Lanterne d’étable, Auvergne, bois, fer et cire, XIXème siècle.  

4. Lampe de mine (alcool), Pas-de-Calais, fer blanc, laiton et verre, XXème siècle 

5. Lanterne à bougie, prov. Inc. , fer blanc et verre, XXème siècle 

6. Lampe de vélo (alcool), Aisne, XXème siècle 

7-8. Lampes à hydrocarbure, Aisne, fer et laiton, XXème siècle 

 

A toi de retrouver le nom de cet objet

 

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LE JARDIN et LA VIGNE 

9. Cueille-fruits, zinc et laiton, XXème siècle. 

10. Petit canon de vigneron, utilisé pour effrayer les volatiles, fonte, XXème siècle. 

11. Cisaille de jardinier en fer forgé, un cœur se forme à sa fermeture, fer et bois, XVIIIème siècle 

12. Scie de jardinier, bois, fer et laiton, XXème siècle 

13-14. Echardonnoirs, fer, XXème siècle 

15. Serpe, fer et bois, XXème siècle 

16. Coupe-foin, fer, XIXème siècle

  

 

 

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 LE BEURRE 

17. Moule à beurre à décor de vache, bois, XXème siècle 

18. Moule à beurre à décor de vache, bois, XXème siècle 

19. Moule à beurre à décor de vache, bois et Fer, XXème siècle 

20. Moule à beurre à tampon, bois, XXème siècle 

21. Baratte ou batte à manivelle, bois et fer, XXème siècle

 

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LES CONTENANTS 

22. Crapaud de moissonneur, terre cuite, XIXème siècle. 

23. Crapaud de moissonneur, terre cuite, XIXème siècle 

24-25. Deux bouteilles en verre dites « Dame Jeanne » pour le transport et stockage du vinaigre, verre soufflé, XIX-XXème siècles. 

26. Robinet ou cannelle de tonneau, bois, XXème siècle. 

27. Corbeille dite « mannequin, osier, XXème siècle. 

28. Tonnelet ou « barricot » de moissonneur équipé d’une poignée, bois et fer, XIX-XXème siècles 

29. Tonnelet ou « barricot » de moissonneur, bois et fer, XVIII-XIXème siècle

 

 

 

 

 

 

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L’AGRAIRE 

31-32. Liadou monoxyle utilisé pour lier les gerbes de blé, bois, XIX-XXème siècle 

33. Aiguille à botteler monoxyle, bois, XIX-XXème siècle 

34-36. Clés à foin, servent à lier les bottes à des cordes (initiales des propriétaires), bois, XIX-XXème siècle 

37. Coffin de petite taille en forme de sabot. Porté à la ceinture, il contenait la pierre à aiguiser les faux, bois, XIX-XXème siècle 

38. Coffin rectangulaire, bois, XIX-XXème siècle 

39-40. Coffins peints dont l’un d’eux figure une queue de poisson, bois et pierre, XIX-XXème siècle 

 

 

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41. Faux armée de son « hantar ». Ce grand râteau permettait de déposer les gerbes en javelles régulières, bois et fer, XXème siècle 

42. Coffin en corne à agrafe en fer forgé, corne et fer, XIXème siècle 

43. Coffin en corne, corne et cuivre, XXème siècle 

44-46. Ensemble d’enclumettes de faucheur, utilisé pour rebattre les faux, fer, XXème siècle 

47-48. Ensemble de pierres à aiguiser, à placer dans les coffins, pierre, XXème siècle 

49. Pierre à aiguiser emmanchée, bois, cuivre et pierre, XIXème  

 

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50. Joug à deux têtes équipé de ses « ombiets » (pièce permettant de fixer le timon de l’engin à tracter), bois et nerfs de bœufs, XXème siècle 

51-54. Ensemble de faucilles à blé, bois et fer, XIX-XXème siècle 

55. Marque à bestiaux, bois et fer, XXème siècle 

56. Force à mouton, fer, XXème siècle

LE BOIS 

57. Rabot de tonnelier à semelle incurvée, bois et fer, XXème siècle 

58. Pot à colle de menuisier, cuivre et fer, XXème siècle 

59. Maillet de menuisier, bois, XXème siècle 

60. Grand serre-joint de menuisier, bois et fer, XXème siècle

61. Equerre de menuisier marquée à chaud, bois, XXème siècle 

62. Equerre de menuisier, bois, fer et laiton, XXème siècle 

63. Hache de sabotier, bois et fer, XIXème 

64. Bédane de menuisier, bois et fer, XXème siècle 

65-67. Ensemble de gouges de menuisier (ou charpentier), bois et fer, XXème siècle 

68-69. Ensemble de ciseaux à bois de menuisier, bois et fer, XXème siècle 

70. Hachette de forestier marquée GH, bois et fer, XXème siècle 

71. Petite meule à affûter, bois, fer et pierre, XVIIIème siècle 

72-73. Ensemble de planes de menuisier, bois et fer, XXème siècle 

74. Ensemble de mèches et cuillères des métiers du bois, fer, XXème siècle 

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A LA MESURE DE FERS D’EXCEPTION

 

75. Fusil de boucher, figurant une tête de bœuf sur sa poignée, laiton et fer, XIXème siècle 

76. Boutoir de maréchal-ferrant, utilisé pour raboter la corne du sabot à la pose du fer neuf, décoré à son extrémité d’une patte de cheval, d’un cœur et d’un pétale de feuille de trèfle, fer, laiton et cuir, XIXème siècle  

77. Ferretier de maréchal-ferrant, bois et fer, XIXème siècle 

78. Clous de maréchal-ferrant, fer, XXème siècle 

79. Balance de meunier, initiale RG, fer, XIXème siècle 

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80. Petit peson, bois et fer, XIXème siècle 

81. Large crémaillère à décors géométriques et arbres de vie, fer, XVIIIème siècle 

82. Crémaillère datée 1787, gravée d’une croix dans sa partie supérieure, surmontée d’une fleur de lys « raccourcie » durant la Révolution Française, fer forgé, XVIIIème siècle 

83. Petite bigorne avec sa base ornée, fer, XVI-XVIIème siècle 

84. Crémaillère à décor de fleur de lys, fer forgé, XVIIIème siècle 

85-100. Ensemble d’alcoomètres et de densimètres, verre, XXème siècle

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D’UNE COLLECTION A UNE AUTRE 

Paul Feller, fondateur de la Maison de l’Outil et de la Pensée Ouvrière, sis à Troyes, nous invite au voyage, lui, l’homme pressé, l’homme passionné, le chineur invétéré, l’homme à l’œil d’aigle capable de repérer sa proie à des mètres de distance, dans un immense débarras de choses diverses, dont-il savait extraire « la pièce » dont il disait qu’elle était introuvable. 

 

 

 

 

Lettre de Paul Feller du 20 avril 1975, fondateur de la Maison de l’Outil et de la Pensée Ouvrière de Troyes 

 

·      A toi maintenant d’écrire ou dessiner ce que tu collectionnes ou ce que tu veux collectionner :